Le conservateur Friedrich Merz a été élu chancelier au deuxième tour par les députés allemands, après le choc de son échec au premier tour plus tôt mardi 6 mai, a annoncé la présidente du Bundestag Julia Klöckner.
Arrivé en tête des législatives fin février, Friedrich Merz a finalement été élu à la majorité absolue à sa deuxième tentative, avec 325 voix sur un total de 630 députés.
Scénario sans précédent en Allemagne, il a fallu un deuxième tour de scrutin au Bundestag pour que le président du parti démocrate-chrétien (CDU) soit finalement porté de justesse au poste de chef du gouvernement. Ce second vote organisé dans l’après-midi a été rendu nécessaire par un échec lors d’un premier tour dans la matinée, qui a créé la stupéfaction.
Le soutien fragile d’une coalition de fortune
Alors que l’élection à bulletin secret de Friedrich Merz se présentait comme une simple formalité après la conclusion d’un accord de coalition majoritaire avec les sociaux-démocrates du chancelier sortant Olaf Scholz, il a d’abord échoué à atteindre le seuil nécessaire.
Jamais dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre, un candidat chancelier n’avait connu pareil sort. Dans le système parlementaire allemand, ce sont les députés qui élisent le chef du gouvernement.
Ce revers illustre la fragilité du dirigeant démocrate-chrétien et de la coalition avec laquelle il entend gouverner la première économie européenne, dans un monde en plein chamboulement géopolitique et sous pression à la fois de l’administration Trump et sur le plan intérieur d’une extrême droite en plein essor. À 69 ans, Friedrich Merz avait difficilement remporté fin février des élections législatives anticipées ?